Photo A. LINDER
Carte de Cassini  1756-1815 Au dernier siècle Volgelsheim était généralement appelé La Sirène, de l'enseigne d'une auberge que les Français fréquentaient particulièrement
La Pietà du calvaire de la « Fiewerkritz », situé au nord-est de la commune de Volgelsheim, a disparu. Selon Vincent Lachman, agent municipal, « la statuette était encore en place début août » voir l'article de Jean-Marc LALEVÉE dans l'ALSACE du 24 oct. 2019 . Elle a été remplacée par une magnifique photo faite par Antoine LINDER le 14/8/2020. Cette Pieta n'ayant aucune valeur marchande, espérons que la personne qui l'a emmenée pour soulager ses maux retrouve la santé et la remette en place
Contribution de Mme Brigitte Schultz-Maurer adjoint au maire de Biesheim
Enfant, je me souviens m'y être rendue en procession depuis Biesheim, c'était aux environs de 1970. Mes recherches m'ont permis de trouver ces informations. Cet édifice serait le vestige d’un oratoire érigé aux alentours de 1750 et d’une croix en bois élevée par les habitants de Volgelsheim en 1844. Les catholiques de Volgelsheim étaient rattachés et administrés par la paroisse de Biesheim de 1800 à 1912. De 1805 jusqu’à la Première Guerre mondiale, des processions étaient organisées au départ de Biesheim, et l’endroit était devenu un lieu de pèlerinage où l’on venait prier pour obtenir la guérison des malades, d’où le nom « Fiewerkritz » qui signifie « croix des fièvres » évoquant le souvenir de lointaines épidémies. Elle fut bénie en 1844 par le curé Antoine Wagner* qui laissa comme trace de son passage à Biesheim la belle croix en grès rose érigée au milieu du cimetière communal.
La croix d’origine, en bois, sérieusement endommagée par les combats de la dernière guerre, fut reconstruite en béton à la fin des hostilités, et une Pietà fut offerte par une donatrice en remerciement der sa guérison.
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J'ai été revoir récemment un lieu emblématique du secteur de Biesheim-Volgelsheim: le "Fiewer kritz" : "Croix de la fièvre"
J'ai fait de longues recherches pour savoir d'où venait ce lieu et son nom et interrogé beaucoup de personnes avec chacune des versions différentes souvent romancées
D'après les cartes de Cassini faites entre 1747 1756, il y avait à cet endroit un signe mentionnant oratoire, signe qu'il existait peut-être déjà avant 1740.
Il y avait sur cette même carte un peu plus loin un signe d'une auberge de la grand-perche qui était tenue à l'époque par un de mes ancêtres :
Gervais FILDER aubergiste et prévôt de Volgelsheim né le 7/8/1699 à la Stroistadt + 13/10/1752 à Biesheim, fils de Jean Michel boucher à V-B puis à Biesheim et de WYRHUSSER Catherine.
Gervais épouse vers 1725 Marie LUTZ + 4/2/1748 à Biesheim.
C'est son fils Antoine né le 9/3/1727 à Biesheim et y +22/11/159
Antoine aura de son épouse Catherine GINGLINGER née le 31/7/1737 fille de Mathias GINGLINGER, prévôt né le 10/2/1716 à Ungersheim époux de Appoline MOYSES. Ils n'auront que des filles et l'auberge sera reprise par:
Joseph STEINLE né le 16/12/1721 à Kirchhofen et + 5/4/1779 à Biesheim.
En faisant l'alignement sur une carte avec le fort Mortier et cet oratoire, on tombe directement sur le Fiewer kritz.
Des personnes de ma famille ont célébré leur mariage religieux à cet endroit envoûtant sans bien sûr en connaître l'histoire qui disait qu'en se receuillant à cet endroit pendant une journée, on y guérissait des fièvres.
Je n'ai pas eu malheureusement l'occasion de me renseigner auprès de ma grand-mère qui était, parait-il, le journal vivant de BIESHEIM et l'amie intime de Catherine SCHUBETZER épouse LEBER.... dont le fils bien connu est Julius LEBER (1891-1945).
Je possède la bible du canton de Neuf-Brisach: "Geschichte der Stadt und festung Neu Breisach" de Frantz BROCKOFF.
Dans cet ouvrage sont relatées toutes les histoires, avec des détails depuis  1080 ??? pour BIESHEIM incroyables, depuis   des communes du canton. J'y ai trouvé que le curé réfractaire donnait des messes clandestines dans la ferme des Marck (j'avais même trouvé sur une vitre au premier étage ses initiales gravées sur une vitre); par contre, malgré l'écriture difficile à lire, je n'ai trouvé aucune mention du Fiewerkritz mais je n'ai pas fini mes recherches dans cet ouvrage qui, d'après les historiens, comporte une bonne partie d'informations non vérifiables.
Le FIEWER KRITZ