J'ai été revoir récemment un lieu emblématique du secteur de Biesheim-Volgelsheim: le "Fiewer kritz" : "Croix de la fièvre"
J'ai fait de longues recherches pour savoir d'où venait ce lieu et son nom et interrogé beaucoup de personnes avec chacune des versions différentes souvent romancées
D'après les cartes de Cassini faites entre 1747 1756, il y avait à cet endroit un signe mentionnant oratoire, signe qu'il existait peut-être déjà avant 1740.
Il y avait sur cette même carte un peu plus loin un signe d'une auberge de la grand-perche qui était tenue à l'époque par un de mes ancêtres :
Gervais FILDER aubergiste et prévôt de Volgelsheim né le 7/8/1699 à la Stroistadt + 13/10/1752 à Biesheim, fils de Jean Michel boucher à V-B puis à Biesheim et de WYRHUSSER Catherine.
Gervais épouse vers 1725 Marie LUTZ + 4/2/1748 à Biesheim.
C'est son fils Antoine né le 9/3/1727 à Biesheim et y +22/11/159
Antoine aura de son épouse Catherine GINGLINGER née le 31/7/1737 fille de Mathias GINGLINGER, prévôt né le 10/2/1716 à Ungersheim époux de Appoline MOYSES. Ils n'auront que des filles et l'auberge sera reprise par:
Joseph STEINLE né le 16/12/1721 à Kirchhofen et + 5/4/1779 à Biesheim.
En faisant l'alignement sur une carte avec le fort Mortier et cet oratoire, on tombe directement sur le Fiewer kritz.
Des personnes de ma famille ont célébré leur mariage religieux à cet endroit envoûtant sans bien sûr en connaître l'histoire qui disait qu'en se receuillant à cet endroit pendant une journée, on y guérissait des fièvres.
Je n'ai pas eu malheureusement l'occasion de me renseigner auprès de ma grand-mère qui était, parait-il, le journal vivant de BIESHEIM et l'amie intime de Catherine SCHUBETZER épouse LEBER.... dont le fils bien connu est Julius LEBER (1891-1945).
Je possède la bible du canton de Neuf-Brisach: "Geschichte der Stadt und festung Neu Breisach" de Frantz BROCKOFF.
Dans cet ouvrage sont relatées toutes les histoires, avec des détails depuis 1080 ??? pour BIESHEIM incroyables, depuis des communes du canton. J'y ai trouvé que le curé réfractaire donnait des messes clandestines dans la ferme des Marck (j'avais même trouvé sur une vitre au premier étage ses initiales gravées sur une vitre); par contre, malgré l'écriture difficile à lire, je n'ai trouvé aucune mention du Fiewerkritz mais je n'ai pas fini mes recherches dans cet ouvrage qui, d'après les historiens, comporte une bonne partie d'informations non vérifiables.